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Les cafés-épiceries de Bazainville

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Les épiceries de Bazainville portaient toujours l'inscription CAFE-EPICERIE. Il y a eu quatre et même cinq cafés à Bazainville : trois dans le village, un au Bœuf Couronné et un à la Vallée pendant la dernière guerre.

 

Vers 1930, les cafés du village étaient très fréquentés, sur­tout le samedi et le dimanche. On y venait s'y détendre, jouer aux cartes, discuter, raconter sa chasse, fumer et aussi "boire". Boire du vin rouge ou blanc en chopine (un demi-litre), en demi (une demi-bouteille) ou en simple canon (un verre). On y buvait aussi du café (arrosé de calva ou de goutte).

Les conducteurs de chevaux, transportant des matériaux, du bois, des pierres... s'arrêtaient vers midi devant le café et "cassaient la croûte". La patronne avait toujours du pain, une boîte de sardines, une saucisse ou du fromage... On arrosait le tout d'une chopine et d'un café et l'on repartait. C'était le début des restaurants ... (après 1945 il y a eu trois, puis quatre puis cinq restaurants à Bazainville).

Le samedi soir, les cafés connaissaient une grande anima­tion. C'était le jour du "coiffeur" pour les hommes.

Paulo, maçon dans la semaine, installait sur une table, près du comptoir, peigne, ciseaux, eau chaude, savon, blaireau, rasoir, serviettes...

Il coupait les cheveux, les barbes et les moustaches toute la soirée. En attendant leur tour, les clients buvaient un canon et jouaient à la manille ou à l'écarté.

 

Entre 1920 et 1930 on venait aussi au cinéma dans les cafés. Une fois tous les quinze jours, on installait des bancs dans la salle. Les jeunes et les dames regardaient les films muets et les dessins animés de Charlot.

Les hommes restaient autour des tables pour discuter ou jouer aux cartes.

Après le film, lorsqu'il n'était pas minuit, les jeunes ran­geaient les bancs, glissaient quelques pièces de bronze dans le piano mécanique et terminaient la soirée en faisant quelques valses et quelques polkas.

 

Mais les cafés et les restaurants ont eux aussi fermé leurs portes. Il nous faut aller un peu plus loin pour dîner, se faire coiffer ou voir les derniers films sortis.

M.C Vergez

(Bazainville info n° 51, octobre – novembre 2001, Bazinf'autrefois)

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